Le RNDDH alerte sur les risques du décret sur la liberté d'expression
L'organisation de défense des droits humains a ouvert deux journées de réflexion sur les décrets adoptés en décembre 2025 encadrant l'espace civique haïtien.
Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a ouvert, jeudi 10 septembre 2026, deux journées de réflexion consacrées aux conséquences des décrets adoptés en décembre 2025 sur l'espace civique haïtien, selon Le Nouvelliste. La première journée, organisée dans les locaux de l'organisation à la rue Rivière, a porté sur le décret encadrant l'exercice de la liberté d'expression et réprimant les délits de diffamation et de presse. Des journalistes, des défenseurs des droits humains et des représentants de la société civile ont participé aux échanges. La rencontre réunissait notamment Chenet Jean-Baptiste, Colette Lespinasse et Gotson Pierre, d'après le journal. Le décret en question fait l'objet de critiques d'autres acteurs : selon Le Nouvelliste, l'avocat Me Patrick Laurent y voit une législation nécessaire mais un texte tendancieux, tandis que la FJKL a exigé le retrait du décret du CPT du 18 décembre 2025, qu'elle juge « liberticide ». Le débat porte plus largement sur les tensions entre liberté d'expression, régulation des réseaux sociaux et cadre démocratique. Les échanges se sont déroulés dans un contexte d'inquiétude persistante de la société civile quant aux effets de ces textes sur l'espace civique en Haïti.
